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Anthropomorphisme

Houla ! nous employons là un mot compliqué, un de ces mots qui ne se trouvent pas particulièrement dans le langage courant. Pourtant ce mot, ces jours-ci, est revenu sur le devant de la scène. À quel sujet ? Ben, étrangement dans celui des espèces protégées.

De plus en plus vulnérable la faune est victime de la croissance effrénée de notre civilisation, et de nos modes de vie. Des ONG se chargent régulièrement et nous pensons avec raison, de nous alerter sur telle ou telle espèce qui serait en danger de disparition, et elles lancent tout aussi régulièrement des appels aux dons pour les sauver.

Or, que constate-t-on ?

Qu’il faut une certaine visibilité du grand public pour se sensibiliser à une espèce et que cette sensibilisation est infiniment plus faible pour les espèces moches, repoussantes, visqueuses, ou si peu ressemblantes à un être humain, comme ces vers de terre sans bras ni jambes, ou ces espèces hideuses comme le rat-taupe, qui ne trouvent même pas refuge dans les zoos, car ils n’attirent pas les visiteurs tant ils ressemblent à des extraterrestres.

Si l’espèce est mignonne, avec de grands yeux, qu’elle ressemble à un bébé homme, et qu’elle réveille en nous le papa ou la maman alors elle aura une grande chance d’être sauvée.

D’où notre utilisation du mot anthropomorphisme (tendance à attribuer aux animaux des formes et des sentiments humains) si ces espèces à sauver sont belles, douces et attachantes elles seront sauvées ; si elles sont laides et repoussantes, elles seront laissées de côté.

Nous ne savons pas s’il y a une morale à tirer de cela, mais nous pouvons dire que l’humain est complexe et curieux. N’est-ce pas ?

 

Anthropomorphisme
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