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Echanges

Nous vivons dans un monde où, la parole libérée s’envole chaque jour, chaque seconde, et partout sur la planète, pour exprimer, dire, donner un avis, éclairer une situation, expliquer un problème, mais aussi, hélas, pour exprimer la haine, la bêtise, la colère, la violence, et parfois jusqu’à l’absurde, parfois aussi hélas encore jusqu’à la négation de l’intelligence.

Nous voulons parler de ce que l’on appelle les « réseaux sociaux » qui à l’origine, en sciences sociales, étaient une interaction entre membres d’une famille, d’un groupe d’amis, une communauté scientifique ou autre. Et qui, par le dévoiement habituel des activités humaines est devenu un lieu chronophage (plusieurs heures par jour) ou l’on s’insulte, se harcèle, ou l’on se fait humilier et intimider, et où, les informations fausses, farfelues, et dangereuses pullulent. Alors que tout cela pourrait être une merveille d’outil de communication, d’échange, et de culture entre les hommes qui ont bien besoin de paix.

Finalement rien de nouveau chez les humains, le philosophe Ésope, à qui son maître avait demandé de lui acheter au marché ce qu’il y avait de meilleur avait rapporté des langues et avait déclaré à son maître « Qu’il n’y a rien de meilleur que la langue, lien de la vie civile, clef des sciences, organe de la vérité et de la raison, elle exprime la beauté, l’amour, la joie. » Son maître lui demanda alors de lui ramener la pire des choses se trouvant au marché, Ésope lui rapporta encore des langues, déclarant : « Elle est la mère des débats, la matrice des procès, la source de toutes les guerres. Elle est l’organe de l’erreur et de la calomnie. C’est par elle qu’on blasphème, que l’on exprime la haine. »

Ésope étant mort en 564 av. J.-C. à Delphes, en Grèce, on peut constater, bien que les moyens de communication aient bouleversé leurs vies, que le caractère des hommes lui, n’a guère changé.

 

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