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Imaginons

Ici ou là, nous avons tous lu que c’était par la fenêtre que se faisaient les plus beaux voyages. Sans doute, d’une certaine façon est-ce vrai, l’imagination est une merveilleuse machine au service de l’homme empêché ; et empêché assurément, l’homme l’est en ce moment, la faute à ce maudit virus en couronne.

Si la souffrance, la nôtre, celle de nos proches n’étaient pas si grandes en ce moment, nous pourrions nous laisser aller à rêver à des îles lointaines, à des paysages magiques, oui, nous pourrions.

Mais là, abreuvés d’informations anxiogènes, nous ne le pouvons pas. Nous ne le pouvons pas, parce que nous pensons à tous ces malades et à tout ce personnel soignant, à tous ces gens qui luttent, pour être sauvé, pour sauver. Il nous paraît alors presque indécent de simplement rêver.

Et pourtant, c’est ce qu’il faut, rêver, rêver à un monde sans pandémie, dans lequel les hommes se respecteraient, s’entraideraient, se comprendraient enfin, sans ces intérêts mesquins et mercantiles qui voient, ces jours-ci, des trafics ignobles. Oui, c’est à cela qu’il faut rêver dans cette période de confinement.

Si nous pouvions rêver à cela, pour au moins essayer de le réaliser plus tard, peut-être que ces beaux applaudissements de solidarité de nos soirées à vingt heures n’auront pas été vains et nous rendront fiers.

Imaginons
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