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Jacqueline, une voyante niçoise, donne son avis

Voyance et cas de conscience : “Ce don peut devenir un danger”

Planet : Que pensez-vous de ce dépôt de plainte. La médium a-t-elle fait une erreur selon vous ? 

Jacqueline : Je ne sais pas exactement ce qu’il s’est passé, donc c’est difficile de juger. Ce que je peux vous dire, c’est que chaque consultant à sa méthode et que mois c’est le genre de question que je n’aborde absolument pas. Je serais étonnée que la voyante en ait parlé d’elle-même car dans certains cas les consultants peuvent très insistants sur certaines questions. Vous savez, la voyance, c’est quelque chose de presque “contre nature”. On a une longueur d’avance sur ce qu’il se passe et si ce don n’est pas utilisé de la bonne manière, ça peut devenir un danger. Je reste circonspecte sur ce qu’il s’est passé même si, oui, certains voyants peuvent annoncer ce genre de chose.

Planet : Quelle est votre approche personnelle en matière de déontologie ?

Jacqueline : J’ai pour principe de ne jamais parler de médecine parce que j’estime que ce n’est pas mon domaine. J’ai également une charte sur mon site internet. Il ne faut jamais oublier qu’on ne sait pas qui on en a face et que certains sujets sont difficiles à aborder. Quand je vois quelqu’un de fragile, quelqu’un qui ne va pas bien ou qui présente une certaine instabilité, je lui conseille simplement d’aller voir un psy.

Planet : La pratique de la charte est-elle courante ?

Jacqueline : Sur internet, c’est important d’en avoir une. On en voit beaucoup sur les sites de grands cabinets, et de plus en plus sur les petits. C’est une façon de se protéger et de protéger aussi les consultants. Ca les informe sur ce que l’on fait ou pas. Pour moi, ça permet de poser tout de suite des limites.

Planet : Que faites-vous quand vous ressentez quelque chose de grave ou de lourd avec un ou une consultante, avez-vous des cas de conscience ?

Jacqueline : J’ai pour principe de ne jamais parler de santé, parce qu’un médium ne remplace pas un médecin, et surtout je peux me tromper. Par contre j’ai une anecdote qui illustre assez bien comment je gère les choses. Il y a quelques années, une femme est venue me voir dans mon cabinet. Je ressentais un gros mal-être émanant d’elle, particulièrement au niveau du ventre. Je la sentais extrêmement fatiguée. Ce qu’elle m’a confirmé tout en me disant qu’elle n’était pas trop du genre à aller chez le médecin. De mon côté, je lui ai dit qu’elle pourrait quand même aller voir quelqu’un, que ça ne lui coûtait rien. Je n’ai pas eu de nouvelles pendant un an, puis elle m’a rappelé. Elle m’a remercié de l’avoir encouragé à aller voir un médecin, car il se trouvait qu’elle avait eu un cancer au niveau du ventre, je ne sais plus si c’était à l’utérus ou à l’estomac.

Planet : Vous arrive-t-il de vous censurer dans des domaines autres que la mort ou la maladie ?

Jacqueline : Je considère que je ne donne pas de solution, mais que j’indique le chemin. Quand une femme vient me voir pour me dire qu’elle n’arrive pas à choisir entre son mari et son amant, je ne lui dis pas ce qu’elle devrait faire. Je laisse à mes consultants leur libre-arbitre. En revanche, dans ce cas précis, je l’aiderai à peser les avantages de chacun. Je préfère leur montrer le chemin pour ne pas les influencer. En plus, ça risquerait de me retomber dessus et ça ne serait plus un choix du cœur.

Source : Planet.fr le Mercredi 22 Novembre 2017
Crédit photo : Istock

 

 

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