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L’ours

Cent ans ces jours-ci, que Brassens est né. Même s’il n’a pas plu à tout le monde durant sa carrière il faut bien reconnaître que le personnage qui s’était inventé un côté « Ours » a été une figure majeure de la chanson française.

Oui, cet homme bourru, qui vilipendait les gendarmes, les curés, tous les bien pensants de l’époque ; qui, parfois, souvent, à choqué les oreilles prudes et chastes, à été à l’image de Trenet, Brel, et quelques autres, un personnage central de la culture de notre pays.

On lui a reproché des musiques plus ou moins semblables alors qu’elles sont si on l’écoute bien, travaillées, parfaitement étudiées, pour être le support des mots, ces mots toujours justes, fruit d’un travail de perfectionniste de la langue française, nourri des plus grands auteurs de notre poésie et de notre littérature. Il est à remarquer d’ailleurs, que ses textes justement, peuvent, et surtout, résistent à une lecture à haute voix, preuve de leur absolue perfection.

Alors oui, les chansons de ce natif de Sète, qui y revenait souvent voir ses amis et copains d’enfance ; qui redescendait sa rue natale en saluant et bavardant avec tout le monde avec sa façon à la fois distante et à la fois bonhomme ; sont restées, à la différence de certaines œuvres de ses collègues, dans l’imaginaire de tous et, plus surprenant, sont dans celui de notre jeunesse que l’on croirait pourtant plus férue de Rap.

Preuve peut-être, que la magie des mots bien utilisée, survit au passage du temps, et nous réconcilie avec une  langue si malmenée par les temps qui courent…..

L’ours
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