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Notre part d’enfance

Les enfants jouent bruyamment dans le jardin, il est certain que les voisins vont encore se plaindre. Trop de cris, de piaillements  vont-ils dire. Trop c’est trop ! Tenez-les quoi !

Il y a des gens qui ont manifestement oublié qu’ils ont été, un jour, enfants eux-mêmes, qu’on ne naît pas adulte. Qu’eux, peut-être aussi, ont crié, joué, couru, et ont parfois irrité leurs parents avec leurs jeux et leur vitalité.

Il est assez difficile de comprendre ces êtres qui  ont perdu leur enfance, qui nous semblent nés ‘grandes personnes’, et qui par ailleurs se piquent de donner des conseils de vie. Ils se disent admirateurs des fleurs qui bourgeonnent et poussent ; de leur bébé chat qui miaule et joue sans cesse, et fait des bêtises qu’ils pardonnent, étrangement, bien volontiers.

Quelle erreur ! Gardons en nous cette découverte émerveillée du monde et de sa beauté, des êtres, des choses et des gens. Gardons cette part d’enfance qui fera de nous des hommes faits certes, mais qui nous permettra d’avoir sur la marche du monde un regard pur, avide de découvertes, de curiosité, avide de compréhension.

Peut-être aurons-nous alors devant nous et paradoxalement, un monde enfin adulte.

JacquelineNotre part d’enfance
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