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Têtes en l’air

Ah ! les enfants, cette prolongation de nous-mêmes qui souvent nous enchante et qui aussi souvent nous irrite, ces enfants, les nôtres, les vôtres, ceux des voisins, ceux du bout du monde ou ceux d’ici, ils ont au moins le mérite de nous étonner et nous attendrir, de nous surprendre.

Nous les aimons, essayons tant bien que mal, de les élever afin d’en faire de belles personnes, nous y réussissons souvent et c’est heureux.

Mais ce qui nous enchante c’est leur faculté à nous surprendre, à nous étonner, à réfléchir à des choses évidentes auxquelles sans eux nous n’aurions pas pensé un seul instant.

Un exemple ? Notre astronaute national Thomas Pesquet actuellement en vadrouille à des milliers de kilomètres au-dessus de nous est interrogé (en direct ! saluons la performance) par des enfants de dix ans : « est-ce que vous faites du sport dans l’espace ? » « Mais comment vous faites puisque vous flottez en l’air ? » ce sont les questions que vous auriez posées, vous ?

Et nous apprenons ainsi que, oui, il a des appareils de musculation attachés au mur de la nacelle qui lui permettent de ne pas perdre du muscle et de masse osseuse, ce qui le ferait revenir sur terre en très mauvais état. Et, dit-il « deux heures par jour pour travailler les biceps, les muscles du dos, les jambes, les épaules, mais aussi un vélo qui flotte, suspendu, un peu attachés au mur avec les amortisseurs, et oui, on fait du sport en l’air mais on a des systèmes un peu particuliers. On est toujours attachés »

Voilà, avec leur fraîcheur naturelle ces gosses nous ont (l’air de rien) offert une leçon de bon sens, nous serions partis, nous, adultes, dans des considérations pseudo-scientifiques pour faire les malins.

Les malins, ce sont les enfants, pas les grands ; mais on s’en doutait un peu, non ?

Têtes en l’air
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