iss061e120235.jpg

Urgence

Les images ont fait le tour du monde, toutes spectaculaires, certaines plus spectaculaires que d’autres, nous pensons là à ces vues prises de la station spatiale ou de satellites d’observation.

Nous parlons là de ces vues à la fois somptueuses et tragiques qui montraient, ou montrent encore, les incendies en Australie.

Oui, tragiques, et insoutenables, et l’on pense là aux victimes humaines, vingt-huit à l’heure où nous écrivons, principalement des sauveteurs ou pompiers essayant au péril de leurs vies de contenir ces murs de flammes venues d’un univers mental tout droit sorti d’un roman d’horreur apocalyptique. Nous en sommes émus.

Et puis, il y a la flore, arbres, plantes, et autres végétations qui totalement brûlées ne repartiront plus jamais.

Et puis, et puis, il y a les animaux, ceux qui vivent dans la terre, ceux qui courent et galopent sur la terre, ceux qui volent dans le ciel ; toutes ces petites (ou grosses) bêtes, mammifères, oiseaux, reptiles, batraciens et chauve-souris dont, pour certaines, la race est déjà en voie de disparition. Plus les kangourous, les wallabies, les cacatoès, les méliphages, les kookaburras oiseaux mythiques de la culture aborigène, et tant d’autres…Soit un milliard et vingt-cinq millions d’animaux – mammifères, oiseaux, reptiles, batraciens et chauve-souris – qui sont, ou vont mourir, dans les incendies qui consument le pays.

Il ne nous appartient pas ici de juger le pourquoi et le comment de cette catastrophe écologique, multiplication des épisodes caniculaires, conséquence probable du réchauffement climatique, imprévoyance des gouvernants, sans doute un peu de chaque, mais faut-il qu’un continent brûle pour que nous nous émouvions ? Si cela au moins nous faisait prendre conscience de l’urgence à agir.

Urgence
Partagez cet article